1919
Réunion SSF 4-10 août 1919, Metz

Remerciements: les programmes proviennent des Archives municipales de Lyon. Les actes numérisés sont issus de BML Numelyo [FRA].

Programme complet

Contributions

  • Jean-Baptiste Pelt, bishop of Metz, “Allocution d’ouverture”, pp. 11-12
  • Eugène Duthoit, “Les Semaines Sociales de France: ce quélles ont été dans le passé, ce quélles voudraient être dans l’avenir”, pp. 13-34
  • Charles Calippe, “La tâche sociale des catholiques français depuis l’Encylique Rerum Novarum”, pp. 35-54
  • Jean Lerolle, “Les Catholiques sociaux au parlement: Albert de Mun”, pp. 55-80
  • Maurice Deslandres, “Henri Lorin: ses idées, son influence sociale”, pp. 81-98
  • Antonin-Gilbert Sertillanges, “L’utilisation sociale de la vitoire et de la paix”, pp. 99-112
  • Augustin Crétinon, “Le rôle de la famille dans la société de demain”, pp. 113-124
  • Paul de Vuyst, “L’importance sociale de l’éducation familiale”, pp. 125-140
  • Étienne Martin de Saint-Léon, “L’organisation professionnelle et les Catholiques sociaux”, pp. 141-158
  • Max Turmann, “Quelques réalisations actuelles du catholicisme social dans l’organisation industrielle”, pp. 159-161
  • Louis Deschamps, “Le sursalaire familial à Rouen”, pp. 162-168
  • Cécile Poncet, “Les syndicats féminins, agents d’organisation professionnelle”, pp. 169-182
  • Jules Zirnheld, “Le rôle des syndicats dans la conclusion des conventions collectives de travail”, pp. 183-193
  • César Chabrun, “L’utilisation de la journée de huit heures”, pp. 194-210
  • Jean Terrel, “La question agricole au lendemain de la guerre”, pp. 211-228
  • Maurice Anglade, “L’organisation économique et sociale d’une région agricole”, pp. 229-238
  • Georges Piot, “La législation française du travail: ses progrès, ses lacunes”, pp. 239-264
  • René Pinon, “La Société des Nations”, pp. 265-278
  • Achille Leleu, “L’éducation sociale”, pp. 279-288
  • Charles Thellier de Poncheville, “Les principes chrétiens, agents et gardiens du progrès social”, pp. 289-302
  • Joseph Dargent, S. J., “Méditation de la Veillée religieuse”, pp. 303-310
  • Le Pére Venance de Lisle en Rigaut, “Nos devoirs à l’égard de la fortune”, pp. 311-318
  • Georges Rutten, “Les besoins pratiques de l’apostolat social à l’heure actuelle”, pp. 319-328
  • Louis Madelin, “Jeanne d’Arc”, pp. 329-350

Profils biographiques

D'autres fiches biographiques seront ajoutées prochainement.

(Lyon 30/04/1860 - Lyon 20/03/1947)

Catholique social lyonnais, écrivain et réformateur social de profession. Dans les années 1890, il a publié des ouvrages sur la sexualité, sur la révolution française, et sur la réforme électorale, justifiant le vote plural dans son “La réforme électorale” (1899). Au centre du réseau du groupe de la Chronique sociale, au moins dès 1913, il est rédacteur de la Chronique sociale de France. Il continua dans le catholicisme social, et en 1938 il écrit la première biographie de Marius Gonin

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

  • 1905, Orléans: conférence “School through familial association” 
  • 1909, Bordeaux: cours “Individualist and social perspectives in law”
    cours “The German trade union movement”
  • 1910, Rouen: cours “Social function of public powers. Some applications”
  • 1911, Saint-Étienne: cours “General view on modes of production and on their growing complexity”
    cours “The collective action of workers: its forms, its necessity, its effectiveness”
  • 1912, Limoges: cours “Salary laws and the family”
  • 1913, Versailles: cours “The applications of Christian social principles”
  • 1919, Metz: “The role of the family in the society of tomorrow”
  • 1921, Toulouse: “The bearer title and the abuses it generates”

Sources:

(Paris 31/10/1860-14/03/1934)

Après sa licence à l’"École libre de sciences politiques", un doctorat en droit à l’Université de Paris (1886) et plus de 10 années de travail comme avocat, il quitte la profession pour rejoindre le “Musée Social” où, en 1897, il est nommé conservateur de la bibliothèque. Pendant la guerre, âgé de 56 ans, il s’offre volontaire et rejoint l’infanterie, obtenant le rang de capitaine. Après la guerre, il est secrétaire de la section juridique du “Musée Social” et, à partir de 1925, conseiller municipal à Versailles. Figure importante des réseaux réformateurs de l’avant-guerre, il fut, en 1913, administrateur de la “Société d’économie sociale”, montrant ainsi sa proximité aux réseaux Leplaysiens. Catholique social, il fut auteur d’une œuvre considérable, centrée sur la question de l’organisation professionnelle et du corporatisme. Entre ses travails, on peut citer “Histoire des corporations de métiers depuis leurs origines jusqu’à leur suppression en 1791” (Paris, Guillaumin, 1897), “Le compagnonnage” (Paris, Colin, 1901), “Syndicalisme ouvrier et syndicalisme agricole” (Paris, Payot, 1920), et “L'Encyclique ‘Rerum novarum’ et l'organisation professionnelle en France” (Milano, Vita e Pensiero, 1931).

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

  • 1904, Lyon: cours “Professional associations”
    conférence “Social duty today”
  • 1905, Orléans: cours “Professional unions and their economic institutions”
  • 1906, Dijon: conférence générale
  • 1907, Amiens: cours “Revolutionary syndicalism and the CGT”
  • 1908, Marseille: cours “The crisis of apprenticeship and the reform of professional apprenticeships”
  • 1910, Rouen: cours “The new tariff regime and its social consequences”
  • 1911, Saint-Étienne: cours “Justice in transactions”
  • 1912, Limoges: cours “The organization of credit for small retailers and small firms”
  • 1913, Versailles: cours “The general strike. Results from a Belgian experience”
  • 1914, Besançon (annulé): cours “Commercial property"
  • 1919, Metz: “Professional organization and social Catholics”
  • 1920, Caen: “The backlashes of war and afterwar on consumption and cost of living”
  • 1921, Toulouse: “The current struggle against unemployment in France and abroad”
    séance de documentation “The National Association for the Legal Protection of Workers”

Sources:

(Roubaix 16/06/1869 - Lille 21/05/1944)

Figure importante non seulement des “Semaines Sociales”, mais du monde du Catholicisme social français. Né à Roubaix en 1869 d’une famille bourgeoise notable, il fut immédiatement attiré par les questions sociales. Il prit en considération une vie de clergé, mais choisit d’étudier le droit à la faculté libre (Catholique) de Lille. Docteur en droit en 1892, il devint maître de conférences et puis professeur en droit en 1898, dans la même institution ou il avait étudié. Il y développa une section de sciences sociales et politiques, de laquelle il fut directeur de 1905 à 1932. Protagoniste du monde associatif Catholique – il participa, entre autres, à la “Ligue sociale d’acheteurs”, à l’"Association Catholique de la jeunesse française", à la section lilloise des “Unions de la paix sociale” – il fit partie des “Semaines sociales" dès leur début en 1904. Bien que il développa une activité plus canoniquement politique – conseiller d’arrondissement à Roubaix-Ouest de 1898 à 1907, avocat de la représentation proportionnelle, question à laquelle il dédia un ouvrage, “Le suffrage de demain” (Perrin, 1901) et une publication, “Le proportionnaliste” – c’est l’associationnisme social qu’il privilégia toujours. Avant la guerre, il fut objet, avec les “Semaines sociales”, d’un avertissement de Rome. Il écrit une lettre de soumission qui fut jugée insuffisante, et dut être intégrée par une déclaration publique des “Semaines” concernant leur fidélité à la politique sociale de l’Église. Il combattit à Verdun dans la Grande Guerre et, en 1919, avec la mort d’Henri Lorin, il devint président des “Semaines sociales”. Il multiplia son engagement social dans l’entre-deux-guerres. Il devint président de l’"Union internationale des études sociaux" en 1921, mais continua son activité avec les “Semaines sociales”. Dans les années 40, il s’opposa à la résistance française et se rallia au régime de Pétain, écrivant une constitution et publiant “Rénovation française: l’apport des Semaines sociales” (Flammarion, 1942). Le livre, préfacé par Joseph Vialatoux, engagea les “Semaines sociales” en support du régime de Vichy. Il mourut en 1944.

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

  • 1905, Orléans: cours “The legal protection of workers”
  • 1906, Dijon: cours “Women’s work”
  • 1907, Amiens: cours “The work contract”
  • 1908, Marseille: cours “Unemployment”
  • 1909, Bordeaux: cours “Facts and trade union legislation”
    cours “The enlargement of the field of activity of unions through collective bargaining” 
    cours “The role of unions in the preparation and application of laws relative to professional interests”
  • 1910, Rouen: cours “Usurious injustice in the face of modern law”
    cours “Trade unions and associations”
  • 1911, Saint-Étienne: cours “The preponderant role of capital in the contemporary regime of production”
  • 1912, Limoges: cours “Which social orientations emerge from traditional doctrines against usury”
  • 1913, Versailles: cours “The idea of responsibility in public law”
  • 1914, Besançon (annulé): cours “Legislative work and its methods”
  • 1919, Metz: discours d'ouverture “The Semaines Sociales de France: what they have been in the past, what they want to be in the future”
    closing remarks
  • 1920, Caen: cours d'initiation “Contemporary problems in production from the perspective of Christian sociology”
  • 1921, Toulouse: cours d'initiation “The crisis of public probity and economic disorder”

Sources:

(Bordeaux 23/02/1866 - Vivier 22/07/1943)

Sociologue, réformateur social, juriste. En 1901, il gagne le Prix Juteau-Duvigneaux de l’"Académie Française" (500 Francs) pour son livre “L’Éducation populaire” (Paris, Lecoffre, 1900). En 1903, il obtient un doctorat en sciences politiques et économiques de la Faculté de Droit de l’Université de Paris. À partir de 1905, il a commencé à enseigner au “Collège libre de sciences sociales”. En 1906, il remporte encore un prix de l’"Académie Française". Il s’agit du prix Montyon (500 Francs), obtenu pour son livre “Initiatives Féminines” (Paris, Victor Lecoffre, 1905). En 1906, il commence à enseigner Gestion d’Entreprise à l’Université de Fribourg, en Suisse, un important centre européen du Catholicisme social. En 1909, il est nommé professeur ordinaire dans cette institution, et pendants la Grande Guerre il couvre le rôle de Doyen de la Faculté de Droit. À partir de 1918 et jusqu’à 1936, il est professeur ordinaire d’économie politique au Polytechnique de Zurich, même s’il maintient son poste à l’Université de Fribourg. Dans l’entre-deux-guerres, il écrit à plusieurs reprises sur le syndicalisme chrétien – voir son "Le syndicalisme chrétien en France" (Paris, Valois, 1929) – et il collabore avec la revue de l’OIT, “International Labour Review”.

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

  • 1904, Lyon: cours “Post-scholastic education”
  • 1905, Orléans: conférence on “Popular education”
  • 1906, Dijon: cours “The feminist movement”
  • 1907, Amiens: cours “Coalitions of producers. Cartels and trusts”
  • 1909, Bordeaux: cours “A social movement in a democratic country: insurance in Switzerland”
  • 1912, Limoges: cours “Referenda in Switzerland: the case of the social referendum of the 4th February 1912”
  • 1919, Metz: “Contemporary achievements of social Catholicism in industrial organization: factory councils and bonuses”
  • 1920, Caen: “The relationship between production and the banking regime of a country”
  • 1921, Toulouse: “The exchange rate crisis”

Sources:

(Paris 9/11/1876 - Paris 18/12/1940)

Figure importante du syndicalisme français Catholique et général. Fils d’un alsacien qui avait combattu pour la France en 1870-71 et qui avait ensuite décidé de prendre la citoyenneté française, Jules Zirnheld étudia dans des écoles Catholiques avant de commencer sa carrière comme comptable. En 1900 il gagna un concours et entra à la Banque de France. Toujours préoccupé par la question de l’organisation des travailleurs, dans les années 1890 et 1900 il rejoignit le “Syndicat des emplyés du commerce et de l’industrie” (SECI) et débuta sa carrière syndicale: recherche, délégations internationales, trésorerie et, en 1906, finalement la présidence du syndicat. Avant la Grande Guerre, il mena des combats syndicaux contre la CGT et les Bourses du travail, mais aussi à l’intérieur du champ Catholique. Sa capacité de se créer des bonnes relations avec Rome le protégea de l’hostilité de la droite Catholique. Il s’engagea et combattit dans la Grande Guerre, pour retourner à ses activités syndicales après 1918. Dans l’entre-deux-guerres il consolida le syndicalisme Catholique et se rapprocha beaucoup des “Semaines Sociales”. Il continua à être attaque par la droite et les patrons Catholiques, mais encore une fois ses bonnes relations avec Rome le protégèrent: après avoir été nommé Chevalier de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand en 1912, en 1932 il en fut nommé Commandeur. Avant de mourir en 1940, il opposa le régime de Vichy.

Interventions at the Semaines Sociales de France:

  • 1905, Orléans: cours “Employees’ unions”
  • 1919, Metz: "The role of unions in the signing of collective agreements”
    “The confederation of Christian Unions”
  • 1921, Toulouse: séance de documentation “The state of the cooperative movement in France”

Sources: