1905
Réunion SSF 31 juillet-5 août 1905, Orléans

Remerciements: ces sources proviennent des Archives Municipales de Lyon et de la Bibliothèque Municipale de Lyon.

Programme complet

Contributions

  • Georges de Pascal, “Les deux conceptions sociale et individualiste de l’homme”, pp. 17-19
  • Charles Antoine, S. J., “Le contrat de travail et le salariat”, pp. 19-22
  • Étienne Martin de Saint-Léon, “Le syndicat professionel et ses institutions économiques”, pp. 23-31
  • Georges Blondel, “Les syndicats ouvriers allemands”, pp. 32-35
  • Eugène Duthoit, “La protection légale des travailleurs”, pp. 41-45
  • Adéodat Boissard, “La question des retraites ouvrières”, pp. 45-48
  • Emmanuel Dédé, “Les sociétés de secours mutuels”, pp. 48-50
  • Louis Milcent, “L’association professionnelle agricole”, pp. 51-54
  • Comte Gustave Baguenault de Pouchesse, “Les assurances mutuelles agricoles”, pp. 54-57
  • Augustin Crétinon, “L’école par l’association familiale”, pp. 58-60
  • Max Turmann, “L’éducation populaire”, pp. 60-64
  • François Laurienté / Jean-Marie Desgranges, “Les instituts populaires”, 64-65
  • Stanislas-Arthur-Xavier Touchet, bishop of Orléans, “L’action de l’Église sur le progrès social”, 65-73
  • Pierre Imbart de la Tour, “Démocratie et irréligion”, 74-80
  • Jules Lemire, “Le rôle social de la terre”, 81-83

Profils biographiques

D'autres fiches biographiques seront ajoutées prochainement.

(Fumay, 16/12/1847 - Le Dorat, 24/04/1921)

Père Jésuite, Charles Antoine avait reçu une éducation technique, d’ingénieur, à l’"École des mines". Très probablement, il était aussi passé par l’"École polytechnique", que à l’époque était la voie d’accès principale pour l’"École des mines". Il commença à enseigner l’«économie sociale» au scolasticat Jésuite de Jersey, dans le Royaume-Uni. En 1892, ces leçons furent publiées avec le titre de “Eléments de science sociales, leçons professées à Jersey par le P. Ch. Antoine” (Poitiers, Oudin, 1893). Ce volume, remanié, deviendra son œuvre la plus connue: “Cours d’économie sociale” (Paris, Guillaumin, 1896).

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

  • 1904, Lyon: cours “Property”
  • 1905, Orléans: cours “Salary and Work Contracts”
  • 1906, Dijon: cours “Three necessary societies: family, profession, city”
  • 1907, Amiens: cours “Are there Christian principles in social economics”
  • 1908, Marseille: cours “The idea of justice in social economics”
  • 1909, Bordeaux: cours “Minimum wage”
  • 1910, Rouen: cours “Taxation”
  • 1911, Saint-Étienne: cours “Justice in the wage contract: the necessary and the personal component of wages”
  • 1912, Limoges: cours “The statements of theology concerning the familial society”
    cours “The familial idea, its consequences from the perspective of property”

Sources:

(Dijon 8/03/1856 - Paris 31/07/1948)

Frère du philosophe Catholique de l’action Maurice Blondel, Georges Blondel fut un juriste Catholique, spécialiste de l’Allemagne. À deux reprises en mission scientifique dans le pays d’outre-Rhin (1883 et 1895), il travailla aux universités de Lyon et de Lille. En 1900, il fut nommé professeur à l’"École des sciences politiques". Pendant sa carrière, il fut plusieurs fois remplaçant de Jean Izoulet à la chaire de Philosophie sociale du “Collège de France”. Il combattit dans la Grande Guerre. Pendant l’entre-deux-guerres il fut nominé membre du comité directeur de la “Ligue des patriotes”. Cependant, il dénonça à plusieurs reprises les dangers de l’hitlérisme: il participa à plusieurs associations et initiatives en support des juifs allemands et des victimes de l’antisémitisme allemand. Son livre “Le triomphe du Germanisme” (Marcel Rivière, 1934) dénonçait le national-socialisme, et fut confisqué pendant l’occupation.

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

Sources:

(Aix en Provence 11/12/1870 - Paris 31/01/1938)

Juriste universitaire, politicien, et Catholique social d’une certaine importance, Boissard fut un des fondateurs des “Semaines Sociales de France”. En 1896, il obtient son doctorat en droit, et il commence une carrière universitaire dans les institutions Catholiques. Entre 1896 et 1906 il est à la “Faculté Catholique de Lille” et ensuite, entre 1906 et 1931, à l’"Institut Catholique de Paris". En 1904, avec Marius Gonin et autres, il établit les “Semaines Sociales de France”. Après la guerre de 1914-1918, il fut élu représentant du peuple: il fut député de la Cote d’Or pendant 1919 et 1924, pour la droite républicaine. Auteur d’une œuvre vaste, il la publia davantage avant 1914. Ses travails touchèrent surtout les thèmes sociaux comme les relations industrielles, le retraites, l’assurance professionnelle et sociale, et les grèves. Une partie de ses papiers se trouvent à la BNF (Nouvelles Acquisitions Françaises 27193).

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

  • 1904, Lyon: cours “Workers’ pensions”
  • 1905, Orléans: conférence “Workers’ pensions: latest developments and role of mutual aid”
  • 1907, Amiens: cours “The demands of justice in the wage relation”
  • 1908, Marseille: cours “The laws of social justice”
  • 1909, Bordeaux: cours “The right to strike”
    cours “The legalisation of strikes through the public law professional institutions”
  • 1910, Rouen: cours “Working class pensions and the 6 April 1910 law”
  • 1913, Versailles: cours “The bases of the tax obligation”
  • 1920, Caen: “The economic renewal of France and the financial problem”
  • 1921, Toulouse: “The new project of social insurance”

Sources:

(Lyon 30/04/1860 - Lyon 20/03/1947)

Catholique social lyonnais, écrivain et réformateur social de profession. Dans les années 1890, il a publié des ouvrages sur la sexualité, sur la révolution française, et sur la réforme électorale, justifiant le vote plural dans son “La réforme électorale” (1899). Au centre du réseau du groupe de la Chronique sociale, au moins dès 1913, il est rédacteur de la Chronique sociale de France. Il continua dans le catholicisme social, et en 1938 il écrit la première biographie de Marius Gonin

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

  • 1905, Orléans: conférence “School through familial association” 
  • 1909, Bordeaux: cours “Individualist and social perspectives in law”
    cours “The German trade union movement”
  • 1910, Rouen: cours “Social function of public powers. Some applications”
  • 1911, Saint-Étienne: cours “General view on modes of production and on their growing complexity”
    cours “The collective action of workers: its forms, its necessity, its effectiveness”
  • 1912, Limoges: cours “Salary laws and the family”
  • 1913, Versailles: cours “The applications of Christian social principles”
  • 1919, Metz: “The role of the family in the society of tomorrow”
  • 1921, Toulouse: “The bearer title and the abuses it generates”

Sources:

(1840-1917)

Ordonné en 1865, initialement il opère dans le Lyonnais. Docteur en Théologie. Prieur du couvent dominicain à St. Maximin, dans le Var. Il enseigne l’économie politique en plusieurs institutions ("Faculté Libre de Lille", “Collège Libre des Sciences Sociales”, “Institut Catholique de Paris”). Proche de l’Action Française, à partir de 1906 il enseigne dans leur Institut. Il collabore avec Paul Bourget et Édouard Drumont. Auteur de plus de 26 livres et ouvrages, entres lesquels on compte: “La Juiverie”, preface de Édouard Drumont (Paris, Henri Gautier,1887), “Le pouvoir social et l’ordre économique” (Lyon, Librairie Vitte et Pérussel, 1889), “Les Indulgences. Théorie et histoire” (Paris, Bloud, 1907), “Le régime corporatif et l’organisation du travail” (Paris, Bloud, 1908).

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

Sources:

(Paris 31/10/1860-14/03/1934)

Après sa licence à l’"École libre de sciences politiques", un doctorat en droit à l’Université de Paris (1886) et plus de 10 années de travail comme avocat, il quitte la profession pour rejoindre le “Musée Social” où, en 1897, il est nommé conservateur de la bibliothèque. Pendant la guerre, âgé de 56 ans, il s’offre volontaire et rejoint l’infanterie, obtenant le rang de capitaine. Après la guerre, il est secrétaire de la section juridique du “Musée Social” et, à partir de 1925, conseiller municipal à Versailles. Figure importante des réseaux réformateurs de l’avant-guerre, il fut, en 1913, administrateur de la “Société d’économie sociale”, montrant ainsi sa proximité aux réseaux Leplaysiens. Catholique social, il fut auteur d’une œuvre considérable, centrée sur la question de l’organisation professionnelle et du corporatisme. Entre ses travails, on peut citer “Histoire des corporations de métiers depuis leurs origines jusqu’à leur suppression en 1791” (Paris, Guillaumin, 1897), “Le compagnonnage” (Paris, Colin, 1901), “Syndicalisme ouvrier et syndicalisme agricole” (Paris, Payot, 1920), et “L'Encyclique ‘Rerum novarum’ et l'organisation professionnelle en France” (Milano, Vita e Pensiero, 1931).

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

  • 1904, Lyon: cours “Professional associations”
    conférence “Social duty today”
  • 1905, Orléans: cours “Professional unions and their economic institutions”
  • 1906, Dijon: conférence générale
  • 1907, Amiens: cours “Revolutionary syndicalism and the CGT”
  • 1908, Marseille: cours “The crisis of apprenticeship and the reform of professional apprenticeships”
  • 1910, Rouen: cours “The new tariff regime and its social consequences”
  • 1911, Saint-Étienne: cours “Justice in transactions”
  • 1912, Limoges: cours “The organization of credit for small retailers and small firms”
  • 1913, Versailles: cours “The general strike. Results from a Belgian experience”
  • 1914, Besançon (annulé): cours “Commercial property"
  • 1919, Metz: “Professional organization and social Catholics”
  • 1920, Caen: “The backlashes of war and afterwar on consumption and cost of living”
  • 1921, Toulouse: “The current struggle against unemployment in France and abroad”
    séance de documentation “The National Association for the Legal Protection of Workers”

Sources:

(1873 - ?)

Né en 1873, au moins á partir de 1904 il est avocat á la Cour d’Appel de Paris. Mais il avait déjà développé un réseau et une réputation professionnelle comme réformateur social Catholique. Entre 1903 et 1906, il y a une abondante production écrite de Dédé sur questions sociales et religieuses, en particulier sur les associations mutualistes. En 1903, il publie une étude sur l’"Union Mutualiste des Femmes de France “ (UMFF – il ne s’agit pas d’une mutualité, mais plutôt d’une association d’étude sur les mutualités) et l’année suivante son ouvrage principal, ”Les sociétés de secours mutuels" est préfacé par Albert de Mun et est dédié á la présidente de l’UMFF, la Comtesse de Kersaint. Ce livre lui vaudra le prix Fabien de l’Académie française en 1905. Dans cette meme année de 1905, il commence son poste de directeur de la revue “Le mutualiste français”, qui continuera jusqu’à 1939. La date de la mort est inconnue.

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

Sources:

(Roubaix 16/06/1869 - Lille 21/05/1944)

Figure importante non seulement des “Semaines Sociales”, mais du monde du Catholicisme social français. Né à Roubaix en 1869 d’une famille bourgeoise notable, il fut immédiatement attiré par les questions sociales. Il prit en considération une vie de clergé, mais choisit d’étudier le droit à la faculté libre (Catholique) de Lille. Docteur en droit en 1892, il devint maître de conférences et puis professeur en droit en 1898, dans la même institution ou il avait étudié. Il y développa une section de sciences sociales et politiques, de laquelle il fut directeur de 1905 à 1932. Protagoniste du monde associatif Catholique – il participa, entre autres, à la “Ligue sociale d’acheteurs”, à l’"Association Catholique de la jeunesse française", à la section lilloise des “Unions de la paix sociale” – il fit partie des “Semaines sociales" dès leur début en 1904. Bien que il développa une activité plus canoniquement politique – conseiller d’arrondissement à Roubaix-Ouest de 1898 à 1907, avocat de la représentation proportionnelle, question à laquelle il dédia un ouvrage, “Le suffrage de demain” (Perrin, 1901) et une publication, “Le proportionnaliste” – c’est l’associationnisme social qu’il privilégia toujours. Avant la guerre, il fut objet, avec les “Semaines sociales”, d’un avertissement de Rome. Il écrit une lettre de soumission qui fut jugée insuffisante, et dut être intégrée par une déclaration publique des “Semaines” concernant leur fidélité à la politique sociale de l’Église. Il combattit à Verdun dans la Grande Guerre et, en 1919, avec la mort d’Henri Lorin, il devint président des “Semaines sociales”. Il multiplia son engagement social dans l’entre-deux-guerres. Il devint président de l’"Union internationale des études sociaux" en 1921, mais continua son activité avec les “Semaines sociales”. Dans les années 40, il s’opposa à la résistance française et se rallia au régime de Pétain, écrivant une constitution et publiant “Rénovation française: l’apport des Semaines sociales” (Flammarion, 1942). Le livre, préfacé par Joseph Vialatoux, engagea les “Semaines sociales” en support du régime de Vichy. Il mourut en 1944.

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

  • 1905, Orléans: cours “The legal protection of workers”
  • 1906, Dijon: cours “Women’s work”
  • 1907, Amiens: cours “The work contract”
  • 1908, Marseille: cours “Unemployment”
  • 1909, Bordeaux: cours “Facts and trade union legislation”
    cours “The enlargement of the field of activity of unions through collective bargaining” 
    cours “The role of unions in the preparation and application of laws relative to professional interests”
  • 1910, Rouen: cours “Usurious injustice in the face of modern law”
    cours “Trade unions and associations”
  • 1911, Saint-Étienne: cours “The preponderant role of capital in the contemporary regime of production”
  • 1912, Limoges: cours “Which social orientations emerge from traditional doctrines against usury”
  • 1913, Versailles: cours “The idea of responsibility in public law”
  • 1914, Besançon (annulé): cours “Legislative work and its methods”
  • 1919, Metz: discours d'ouverture “The Semaines Sociales de France: what they have been in the past, what they want to be in the future”
    closing remarks
  • 1920, Caen: cours d'initiation “Contemporary problems in production from the perspective of Christian sociology”
  • 1921, Toulouse: cours d'initiation “The crisis of public probity and economic disorder”

Sources:

(Paris 24/07/1874 - Paris 12/01/1915)

Né en 1874 dans une famille d’intellectuels et journalistes Catholiques, Laurentie fut un historien et polémiste lui-même. En 1896, il aboutit ses études à l’"École normale". En 1900, il obtint l’agrégation de lettres. Il devint professeur de rhétorique au “Collège Stanislas”, important lycée catholique parisien. Cette position de professeur de rhétorique fut la même que son grand-père, l’intellectuel légitimiste Pierre-Sébastien Laurentie, occupa en son temps. Son travail d’historien se concentra sur la monarchie française après la révolution – avec des travaux sur Louis XVII et sur le Comte de Chambord – et sur l’histoire du Catholicisme français. Comme journaliste et polémiste il ouvrit, très cohéremment, une polémique contre Alphonse Aulard ("Le cas de M. Aulard “, Paris, L. de Soye, 1914). En Janvier 1915, il mourut dans la Grande Guerre. L’”Academie française" lui accorda le prix “Thérouanne”. Il est enterré au Panthéon, avec autre 559 écrivains et intellectuels morts pour la France.

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

Sources:

(Solliers 13/11/1848 - Orléans 23/09/1926)

Né près de Bayeux, en Normandie, il fut ordonné prêtre en 1872 et en 1894 il fut nommé au siège de l’Evêque d’Orléans. Dans sa carrière ecclésiastique il s’occupa surtout du procès de canonisation de Jeanne d’Arc.

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

Sources:

(Bordeaux 23/02/1866 - Vivier 22/07/1943)

Sociologue, réformateur social, juriste. En 1901, il gagne le Prix Juteau-Duvigneaux de l’"Académie Française" (500 Francs) pour son livre “L’Éducation populaire” (Paris, Lecoffre, 1900). En 1903, il obtient un doctorat en sciences politiques et économiques de la Faculté de Droit de l’Université de Paris. À partir de 1905, il a commencé à enseigner au “Collège libre de sciences sociales”. En 1906, il remporte encore un prix de l’"Académie Française". Il s’agit du prix Montyon (500 Francs), obtenu pour son livre “Initiatives Féminines” (Paris, Victor Lecoffre, 1905). En 1906, il commence à enseigner Gestion d’Entreprise à l’Université de Fribourg, en Suisse, un important centre européen du Catholicisme social. En 1909, il est nommé professeur ordinaire dans cette institution, et pendants la Grande Guerre il couvre le rôle de Doyen de la Faculté de Droit. À partir de 1918 et jusqu’à 1936, il est professeur ordinaire d’économie politique au Polytechnique de Zurich, même s’il maintient son poste à l’Université de Fribourg. Dans l’entre-deux-guerres, il écrit à plusieurs reprises sur le syndicalisme chrétien – voir son "Le syndicalisme chrétien en France" (Paris, Valois, 1929) – et il collabore avec la revue de l’OIT, “International Labour Review”.

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

  • 1904, Lyon: cours “Post-scholastic education”
  • 1905, Orléans: conférence on “Popular education”
  • 1906, Dijon: cours “The feminist movement”
  • 1907, Amiens: cours “Coalitions of producers. Cartels and trusts”
  • 1909, Bordeaux: cours “A social movement in a democratic country: insurance in Switzerland”
  • 1912, Limoges: cours “Referenda in Switzerland: the case of the social referendum of the 4th February 1912”
  • 1919, Metz: “Contemporary achievements of social Catholicism in industrial organization: factory councils and bonuses”
  • 1920, Caen: “The relationship between production and the banking regime of a country”
  • 1921, Toulouse: “The exchange rate crisis”

Sources:

(Paris 9/11/1876 - Paris 18/12/1940)

Figure importante du syndicalisme français Catholique et général. Fils d’un alsacien qui avait combattu pour la France en 1870-71 et qui avait ensuite décidé de prendre la citoyenneté française, Jules Zirnheld étudia dans des écoles Catholiques avant de commencer sa carrière comme comptable. En 1900 il gagna un concours et entra à la Banque de France. Toujours préoccupé par la question de l’organisation des travailleurs, dans les années 1890 et 1900 il rejoignit le “Syndicat des emplyés du commerce et de l’industrie” (SECI) et débuta sa carrière syndicale: recherche, délégations internationales, trésorerie et, en 1906, finalement la présidence du syndicat. Avant la Grande Guerre, il mena des combats syndicaux contre la CGT et les Bourses du travail, mais aussi à l’intérieur du champ Catholique. Sa capacité de se créer des bonnes relations avec Rome le protégea de l’hostilité de la droite Catholique. Il s’engagea et combattit dans la Grande Guerre, pour retourner à ses activités syndicales après 1918. Dans l’entre-deux-guerres il consolida le syndicalisme Catholique et se rapprocha beaucoup des “Semaines Sociales”. Il continua à être attaque par la droite et les patrons Catholiques, mais encore une fois ses bonnes relations avec Rome le protégèrent: après avoir été nommé Chevalier de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand en 1912, en 1932 il en fut nommé Commandeur. Avant de mourir en 1940, il opposa le régime de Vichy.

Interventions at the Semaines Sociales de France:

  • 1905, Orléans: cours “Employees’ unions”
  • 1919, Metz: "The role of unions in the signing of collective agreements”
    “The confederation of Christian Unions”
  • 1921, Toulouse: séance de documentation “The state of the cooperative movement in France”

Sources: