1910
Réunion SSF 1-7 août 1910, Rouen

Remerciements: les programmes proviennent des Archives municipales de Lyon. Les actes numérisés sont issus de BML Numelyo.

Programme complet

Contributions

  • Edmond-Fréderic Fuzet, bishop of Rouen, “Allocution à la messe d’ouverture”, pp. 9-14
  • Henri Lorin, “L’orientation sociale de la pensée Catholique au XIXème siècle”, pp. 47-83
  • Charles Calippe, “La fonction sociale des pouvoirs publics d’après Saint Thomas d’Aquin”, pp. 85-111
  • Augustin Crétinon, “La fonction des pouvoirs publics quelques applications”, pp. 113-121
  • Charles Antoine, S. J., “L’impôt”, pp. 123-134
  • Henri Moysset, “L’opinion publique. Étude de psychologie sociale”, pp. 135-158
  • Maurice Deslandres, “Le problème de la population. Ses rapports avec la question sociale”, pp. 159-202
  • Eugène Duthoit, “L’injustice usuraire vis-à-vis du droit moderne”, pp. 203-231
  • Philippe de las Cases, “La lutte contre le chômage”, pp. 233-243
  • Jean Lerolle, “Le travail de l’homme et le travail de la femme”, pp. 245-277
  • Raoul Jay, “Le minimum de salaire dans le travail à domicile”, pp. 279-289
  • Eugène Duthoit, “Syndicats ou associations en quête du statut syndical”, pp. 291-304
  • Étienne Martin de Saint-Léon, “Le nouveau régime douanier et ses conséquences sociales”, pp. 305-331
  • Maurice Gand, “L’application de la loi d’assistance aux vieillairds”, pp. 333-348
  • Daniel Brune, “Le contrat maritime de travail”, pp. 349-366
  • Ludovic de Contenson, “Les syndicats féminins”, pp. 367-379
  • Louis de Clermont-Tonnerre, “L’association agricole”, pp. 381-397
  • Eugène Beaupin, “L’éducation sociale dans la famille”, pp. 399-415
  • Vieillefonds, “La formation de l'élite ouvrière", pp. 417-434
  • Charles Thellier de Poncheville, “Les aspirations sociales contémporaines et le Catholicisme”, pp. 435-482
  • Antonin-Gilbert Sertillanges, “La violence et l’action chrétienne”, pp. 484-497
  • Léon Alfred Jouen, “L’art gothique et la cathédrale de Rouen”, pp. 499-511
  • Henri Carton de Wiart, “Discours de clôture”, pp. 515-526

Profils biographiques

D'autres fiches biographiques seront ajoutées prochainement.

(Fumay, 16/12/1847 - Le Dorat, 24/04/1921)

Père Jésuite, Charles Antoine avait reçu une éducation technique, d’ingénieur, à l’"École des mines". Très probablement, il était aussi passé par l’"École polytechnique", que à l’époque était la voie d’accès principale pour l’"École des mines". Il commença à enseigner l’«économie sociale» au scolasticat Jésuite de Jersey, dans le Royaume-Uni. En 1892, ces leçons furent publiées avec le titre de “Eléments de science sociales, leçons professées à Jersey par le P. Ch. Antoine” (Poitiers, Oudin, 1893). Ce volume, remanié, deviendra son œuvre la plus connue: “Cours d’économie sociale” (Paris, Guillaumin, 1896).

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

  • 1904, Lyon: cours “Property”
  • 1905, Orléans: cours “Salary and Work Contracts”
  • 1906, Dijon: cours “Three necessary societies: family, profession, city”
  • 1907, Amiens: cours “Are there Christian principles in social economics”
  • 1908, Marseille: cours “The idea of justice in social economics”
  • 1909, Bordeaux: cours “Minimum wage”
  • 1910, Rouen: cours “Taxation”
  • 1911, Saint-Étienne: cours “Justice in the wage contract: the necessary and the personal component of wages”
  • 1912, Limoges: cours “The statements of theology concerning the familial society”
    cours “The familial idea, its consequences from the perspective of property”

Sources:

(Lyon 30/04/1860 - Lyon 20/03/1947)

Catholique social lyonnais, écrivain et réformateur social de profession. Dans les années 1890, il a publié des ouvrages sur la sexualité, sur la révolution française, et sur la réforme électorale, justifiant le vote plural dans son “La réforme électorale” (1899). Au centre du réseau du groupe de la Chronique sociale, au moins dès 1913, il est rédacteur de la Chronique sociale de France. Il continua dans le catholicisme social, et en 1938 il écrit la première biographie de Marius Gonin

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

  • 1905, Orléans: conférence “School through familial association” 
  • 1909, Bordeaux: cours “Individualist and social perspectives in law”
    cours “The German trade union movement”
  • 1910, Rouen: cours “Social function of public powers. Some applications”
  • 1911, Saint-Étienne: cours “General view on modes of production and on their growing complexity”
    cours “The collective action of workers: its forms, its necessity, its effectiveness”
  • 1912, Limoges: cours “Salary laws and the family”
  • 1913, Versailles: cours “The applications of Christian social principles”
  • 1919, Metz: “The role of the family in the society of tomorrow”
  • 1921, Toulouse: “The bearer title and the abuses it generates”

Sources:

(Lyon 28/02/1861 - Ameugny 28/01/1936)

Aristocrate de naissance, le Baron de Contension fut éduqué à Saint-Cyr (1881). Dans l’armée, il fut capitaine et ensuite chef de bataillon territorial. Écrivain prolifique sur plusieurs sujets historiques et géographiques, en 1902 il fut décoré du prix Montyon de l’"Académie Française" pour son ouvrage “Chrétiens et musulmans” (Paris, Plon, 1901). Dans la première décennie du XXème siècle, il étudia les questions sociales et publia, entre autre, les ouvrages “Les Retraites ouvrières” (Paris, de Soye, 1901), “Syndicats, mutualités, retraites” (Paris, Perrin, 1904), et “Les Syndicats professionnels féminins” (Paris, Bloud, 1909). En 1915, il fut décoré de la “Legion d’Honneur”. Pour une période, il fut le directeur de la “Revue d’Histoire Diplomatique”.

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

Sources:

(Paris 31/10/1860-14/03/1934)

Après sa licence à l’"École libre de sciences politiques", un doctorat en droit à l’Université de Paris (1886) et plus de 10 années de travail comme avocat, il quitte la profession pour rejoindre le “Musée Social” où, en 1897, il est nommé conservateur de la bibliothèque. Pendant la guerre, âgé de 56 ans, il s’offre volontaire et rejoint l’infanterie, obtenant le rang de capitaine. Après la guerre, il est secrétaire de la section juridique du “Musée Social” et, à partir de 1925, conseiller municipal à Versailles. Figure importante des réseaux réformateurs de l’avant-guerre, il fut, en 1913, administrateur de la “Société d’économie sociale”, montrant ainsi sa proximité aux réseaux Leplaysiens. Catholique social, il fut auteur d’une œuvre considérable, centrée sur la question de l’organisation professionnelle et du corporatisme. Entre ses travails, on peut citer “Histoire des corporations de métiers depuis leurs origines jusqu’à leur suppression en 1791” (Paris, Guillaumin, 1897), “Le compagnonnage” (Paris, Colin, 1901), “Syndicalisme ouvrier et syndicalisme agricole” (Paris, Payot, 1920), et “L'Encyclique ‘Rerum novarum’ et l'organisation professionnelle en France” (Milano, Vita e Pensiero, 1931).

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

  • 1904, Lyon: cours “Professional associations”
    conférence “Social duty today”
  • 1905, Orléans: cours “Professional unions and their economic institutions”
  • 1906, Dijon: conférence générale
  • 1907, Amiens: cours “Revolutionary syndicalism and the CGT”
  • 1908, Marseille: cours “The crisis of apprenticeship and the reform of professional apprenticeships”
  • 1910, Rouen: cours “The new tariff regime and its social consequences”
  • 1911, Saint-Étienne: cours “Justice in transactions”
  • 1912, Limoges: cours “The organization of credit for small retailers and small firms”
  • 1913, Versailles: cours “The general strike. Results from a Belgian experience”
  • 1914, Besançon (annulé): cours “Commercial property"
  • 1919, Metz: “Professional organization and social Catholics”
  • 1920, Caen: “The backlashes of war and afterwar on consumption and cost of living”
  • 1921, Toulouse: “The current struggle against unemployment in France and abroad”
    séance de documentation “The National Association for the Legal Protection of Workers”

Sources:

(Roubaix 16/06/1869 - Lille 21/05/1944)

Figure importante non seulement des “Semaines Sociales”, mais du monde du Catholicisme social français. Né à Roubaix en 1869 d’une famille bourgeoise notable, il fut immédiatement attiré par les questions sociales. Il prit en considération une vie de clergé, mais choisit d’étudier le droit à la faculté libre (Catholique) de Lille. Docteur en droit en 1892, il devint maître de conférences et puis professeur en droit en 1898, dans la même institution ou il avait étudié. Il y développa une section de sciences sociales et politiques, de laquelle il fut directeur de 1905 à 1932. Protagoniste du monde associatif Catholique – il participa, entre autres, à la “Ligue sociale d’acheteurs”, à l’"Association Catholique de la jeunesse française", à la section lilloise des “Unions de la paix sociale” – il fit partie des “Semaines sociales" dès leur début en 1904. Bien que il développa une activité plus canoniquement politique – conseiller d’arrondissement à Roubaix-Ouest de 1898 à 1907, avocat de la représentation proportionnelle, question à laquelle il dédia un ouvrage, “Le suffrage de demain” (Perrin, 1901) et une publication, “Le proportionnaliste” – c’est l’associationnisme social qu’il privilégia toujours. Avant la guerre, il fut objet, avec les “Semaines sociales”, d’un avertissement de Rome. Il écrit une lettre de soumission qui fut jugée insuffisante, et dut être intégrée par une déclaration publique des “Semaines” concernant leur fidélité à la politique sociale de l’Église. Il combattit à Verdun dans la Grande Guerre et, en 1919, avec la mort d’Henri Lorin, il devint président des “Semaines sociales”. Il multiplia son engagement social dans l’entre-deux-guerres. Il devint président de l’"Union internationale des études sociaux" en 1921, mais continua son activité avec les “Semaines sociales”. Dans les années 40, il s’opposa à la résistance française et se rallia au régime de Pétain, écrivant une constitution et publiant “Rénovation française: l’apport des Semaines sociales” (Flammarion, 1942). Le livre, préfacé par Joseph Vialatoux, engagea les “Semaines sociales” en support du régime de Vichy. Il mourut en 1944.

Interventions dans le cadre des Semaines Sociales de France:

  • 1905, Orléans: cours “The legal protection of workers”
  • 1906, Dijon: cours “Women’s work”
  • 1907, Amiens: cours “The work contract”
  • 1908, Marseille: cours “Unemployment”
  • 1909, Bordeaux: cours “Facts and trade union legislation”
    cours “The enlargement of the field of activity of unions through collective bargaining” 
    cours “The role of unions in the preparation and application of laws relative to professional interests”
  • 1910, Rouen: cours “Usurious injustice in the face of modern law”
    cours “Trade unions and associations”
  • 1911, Saint-Étienne: cours “The preponderant role of capital in the contemporary regime of production”
  • 1912, Limoges: cours “Which social orientations emerge from traditional doctrines against usury”
  • 1913, Versailles: cours “The idea of responsibility in public law”
  • 1914, Besançon (annulé): cours “Legislative work and its methods”
  • 1919, Metz: discours d'ouverture “The Semaines Sociales de France: what they have been in the past, what they want to be in the future”
    closing remarks
  • 1920, Caen: cours d'initiation “Contemporary problems in production from the perspective of Christian sociology”
  • 1921, Toulouse: cours d'initiation “The crisis of public probity and economic disorder”

Sources: